Mon Petit Bosquet


Je me suis longtemps sentie tirailler entre ma vie quotidienne au sein de ma famille, de mes amis et ma vie spirituelle païenne. J'ai aujourd'hui trouvé un équilibre et j'éprouve le besoin de publier un blog sur ma progression vers la voie de la Déesse. Je veux vous faire découvrir mes petits trésors, mes pensées, mes coups de coeur et mes créations. Ce blog est axé sur la féminité au sein du Paganisme. Vous y trouverez aussi des images que j'aime particulièrement, tels que des peintures de John William Waterhouse.

Je suis une païenne pratiquante et j'aime créer moi même mes outils pour mes sabbats et mes rituels. Je vous livre ici des photos de mes créations avec des explications sur leur fabrication.

Bonne Visite!

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Jeudi 6 septembre 2007
Il faudra attendre un peu avant que le blog ne prenne vraiment forme. Mon ordinateur est en panne, j'espère le récupérer d'ici la fin du mois. En attendant je suis sur un vieil ordinateur qui rame dur, la touche espace fonctionne mal, une horreur pour taper mes articles! 

Et puis je fais ma rentrée à la fac lundi, autrement dit je vais entrer dans une tornade de choses à faire qui ne se calmera que d'ici début octobre.

En attendant, je rédige mes articles à la main, je bricole et je prends des photos de mes créations pour vous les présenter dès que j'aurais retrouver mon ordinateur.

A très bientôt!
Par Daloë
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Dimanche 2 septembre 2007
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J'ai toujours été intriguée par la légende de Mélusine (Si vous ne connaissez pas, vous pouvez lire une de ses versions ici) Au delà de chaque légende se cache une vérité, un sens profond. J'aime beaucoup écrire et j'avais envie d'écrire un roman de fantasy. Je me suis alors dit, pourquoi pas l'histoire de Mélusine?

La mère de Mélusine se sent trahie par l'homme qu'elle aime et elle élève ses filles dans la haine et la rancoeur pour leur père, comme cela arrive souvent. C'est une femme blessée, trahie mais qui aime encore cet homme plus fort que tout. Alors quand Mélusine et ses soeurs décident de la venger, leur propre mère les maudit et se retourne contre elles. Elle n'a pas compris qu'elle récoltait la haine qu'elle avait semé dans leurs coeurs innocents. Sa mère maudit l'ainée, Mélusine, en reproduisant le même drame qu'elle avait vécu avec son mari. Pour moi, c'est dans une première partie une histoire de transmission et d'éducation et, dans une seconde partie (après la rencontre avec Raymondin, l'époux de Mélusine) une histoire de confiance et de peur du destin entre un homme et une femme. Une fois que Mélusine a compris ce que sa mère a vécu, elle essaie par tous les moyens de ne pas suivre le même chemin. Mais leur relation basée sur des non dits, des peurs et des doutes finira par un échec.

C'est aussi une bonne occasion d'écrire sur ma merveilleuse région, le Poitou Charente.  L'histoire commence en Ecosse puis se termine chez moi, sur la côte Atlantique. Je pourrais décrire la merveilleuse sensation que me procure la vue de l'Océan et la sensation du vent humide sur ma peau.

Mélusine est censée  être une fée, mais je la vois plutôt comme une sorcière.  J'ai envie d'écrire sur la magie rituellique et sur le culte de la Déesse. Je trouve que ce serait une bonne idée et bon moyen de faire comprendre petit à petit à ma famille que je suis païenne.  Ils se demanderont forcement comment une athée peut avoir ce genre de connaissances dans le domaine...
Par Daloë - Publié dans : Boite à malice
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Vendredi 31 août 2007
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peinture de Waterhouse

Du bout des doigts, elle effleurait la surface ondoyante et soyeuse de la rivière. L'herbe murmurait doucement à son oreille. L'univers entier se mouvait en une danse hypnotique et envoûtante. En harmonie avec le cosmos, elle se laissa glisser dans la fraîcheur lunaire de l'eau. Sa peau et ses membres engourdis s'éveillèrent. Ses muscles se contractèrent, tel le félin prêt à bondir. Elle s'élança et nagea en dehors de tout, dans une mélodie sans fausse note et dans laquelle elle comprenait tout, écoutait le moindre accord. De vie elle redevint vie et ses mouvements s'accordèrent à ceux de l'eau. Elle se fondit en elle. Mais déjà, il n'y avait plus d'air dans son corps et sa vue s'obscurcit. elle ne s'en aperçut pas, trop étourdie par sa transe. Elle disparaissait dans les longues algues mouvantes lorsque la déesse l'enlaça. Ensemble, elles s'élevèrent dans un tourbillon d'amour et de vie. Un instant, elle croisa son regard et de celui-ci jaillit le monde. Elle vit les paysages enneigés du Nord, les steppes brûlantes du Sud, les forêts humides et mystérieuses, elle vit encore les animaux courir sous la caresse de la pluie, les hommes égarés dans l'océan infini, la vie naissante, la vie perdue. Mais déjà, ses racines s'enfonçaient dans la terre et la déesse se fondit dans le tout. Elle ferma les yeux et bascula en arrière. Elle s'enfonça dans l'herbe soyeuse et communia une dernière fois avec la vie, avant de regagner la terre des hommes.
Par Daloë - Publié dans : textes personnels
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Vendredi 31 août 2007
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J'ai lu le première tome de ce livre avant de lire les ouvrages de Marion Zimmer Bradley sur la légende Arthurienne (notamment les Dames du Lac) et j'avoue qu'en lisant le deuxième tome de Guenièvre, Reine de Bretagne de Nancy Mckenzie, j'ai été un peu déçue, le chef d'oeuvre de Bradley m'ayant rendu trop exigeante. Pourtant Guenièvre, l'Enfant Reine et Guenièvre, Reine de Bretagne sont deux livres magnifiques et je les ai dévoré en quelques jours (avec environ un an d'intervalle entre les deux, ne trouvant pas le deuxième tome dans le commerce!)

McKenzie retrace  la légende Arthurienne en prenant pour personnage principale, la magnifique Reine Guenièvre, de son enfance à la fin de son règne.

Ce qui m'a plu :
Le livre est très agréable à lire. Mckenzie décrit à merveille les couleurs, les odeurs, les sensations et les merveilleux paysages de Grande Bretagne. On se laisse emporter dans ce tourbillon d'aventures et de rebondissements. C'est un livre ou l'action et l'amour sont étroitement mêlés. Mckenzie, à travers son roman, aborde différents thèmes qui me touchent; le viol, l'inceste, les guerres de religion (et les massacres perpetrés par l'Eglise Catholique) et la liberté de la femme. Les personnages masculins sont passionnants (Ah! Arthur....[soupir]) de véritables chevaliers qui font rêvés. Certains sont quand même de véritables monstres (entre le violeur ventripotant, le jeune catholique extremiste et les meurtrier sans scrupules et sans cervelle, nous sommes servies!)

Ce qui ne m'a pas plu: Evidemment le personnage de Morgane est décevant mais ça c'est l'effet Bradley! Guenièvre est un peu trop pleurnicharde parfois et il n'y a pas assez de magie à mon goût. De même le personnage de Merlin n'est pas assez approfondi (on ne sait jamais sur quel pied danser, c'est trop flou) mais ce ne sont que de légers défauts qui passent presque inaperçus.


Nancy Mckenzie a écrit un roman sur une de mes légendes préférées, Tristan et Iseut, Le Prince des Rêves, j'ai hâte de le commander et de le lire!


Cerise sur le gateau, Nancy Mckenzie a un site internet (en anglais) où l'on peut lire entre autre les résumés de ses romans! C'est ici
Par Daloë - Publié dans : Mes Lectures
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Vendredi 31 août 2007
Être une femme païenne, c'est célébrer la Déesse et l'honorer
C'est aussi célébrer sa féminité et apprendre à se connaître,
C'est accueillir ses lunes rouges avec joie comme un don de la Déesse,
C'est également apprendre à vivre au mieux sa féminité et faire en sorte que son corps et son esprit soient en harmonie.

Être une femme païenne, c'est utiliser son pouvoir de création pour célébrer la Déesse et le Dieu, pour honorer la vie et ses plaisirs, ainsi que la beauté de la nature. C'est exprimer ses sentiments et ses pensées sous diverses formes, sans épprouver de honte.

Être une femme païenne, c'est accepter les cotés sombres de la Déesse et du Dieu. C'est aussi affronter ses faiblesses et ses limites pour les dépasser.

Être une femme païenne, c'est partager ses connaissances avec ses autres soeurs, c'est être à leur écoute sans porter de jugement. C'est conseiller sans condescendance et respecter les choix de ses soeurs.

Être une femme païenne, c'est respecter son corps et le corps des autres. C'est être belle aux yeux de la Déesse et voir la beauté en chaque femme.

Être une femme païenne, c'est célébrer la magie de l'acte amoureux et le considérer avec respect et joie. C'est aussi refuser d'asservir son corps, donner et recevoir avec plaisir et sans crainte.

Être une femme païenne, c'est être libre et forte. C'est savoir se lever contre les intempéries et braver le regard des autres la tête haute. C'est refuser de se soumettre mais accepter d'obéir lorsque l'on juge que c'est juste.

Être une femme païenne, c'est essayer d'être juste et d'être meilleur dans chacune de ses actions. C'est aussi accepter de faire des erreurs et ne pas les regretter.

Être une femme païenne, c'est reconnaître que tout reste à apprendre et c'est recevoir l'enseignement, bon ou mauvais, pour former ses propres pensées par la suite.

Être une femme païenne, c'est choisir ce que doit être une femme païenne et ne pas tenter d'imposer sa vision à ses soeurs.

J'essaie de suivre ces quelques règles dans ma vie quotidienne. Je ne prétends que cette liste est exhaustive et je suis peut-être dans l'erreur. Cependant ce texte vous permettra de mieux comprendre ce qui m'a conduit sur le chemin du paganisme. Je me sens femme, je me sens païenne et cela m'épanouie.
Par Daloë - Publié dans : Mystères féminins
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